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Système d'éducation post-secondaire Québécois en détresse: Les étudiants s'activent et revendiquent Print E-mail
Written by Mike4freedom   
lundi, 17 mars 2008
Depuis le 11 février 2008, plusieurs associations étudiantes universitaires de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal sont entrées en grève illimitée.

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Après plus de cinq semaines de grève de la part de milliers d’étudiants, je suis persuadé que la majorité des Québécois ne sont pas au courant de la situation de l’UQÀM (Université du Québec à Montréal) et de la situation post-secondaire en général au Québec.

Si les gens ne sont pas encore au courant des enjeux, ce n’est sûrement pas de la faute des étudiants qui, depuis plusieurs semaines, entreprennent diverses actions afin de faire entendre leur point de vu. Je blâmerais plutôt les médias de masse québécois pour leur manque de couverture concernant la grève et les revendications étudiantes. À mon avis, le silence médiatique en dit long sur la situation. Les médias n’en parlent pas, car si ils le faisaient d’une façon équilibrer, la population Québécoise risquerait d’appuyer les étudiants.

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Actuellement, la situation financière de l’UQÀM est désastreuse et ceci est le cas pour la plupart des universités Québécoise. C’est pourquoi les étudiants réclament un investissement massif de la part du gouvernement du Québec en matière d’éducation post-secondaire.

La situation précaire de l’UQÀM est du à une mauvaise gestion administrative. Malgré la contestation de plusieurs associations étudiante lors de l’approbation d’un projet immobilier, l’université est allé de l’avant et veut maintenant refiler la facture de ce désastre financier aux étudiants.

Un plan de redressement financier a été soumis par l’université. Ce plan affecte directement les étudiants et cela à plusieurs niveaux :

- Augmentation des frais de scolarité
- Coupure de services
- Coupure de cours
- Coupure dans les employés étudiants et de soutient
- Moratoire sur l’embauche de nouveaux professeurs

Malgré ces mesures, l’UQÀM sera toujours déficitaire de quelques dizaines de millions de dollars par année. Une raison de plus pour les étudiants de réclamer un investissement massif du gouvernement du Québec et de contester ce plan qui ne les avantage pas du tout.

Ainsi, plusieurs actions ont eu lieu pendant les dernières semaines, allant de bloquer des ponts à perturber la tenue de cours, les étudiants ont fait savoir à l’administration qu’ils ne sont pas intéressés par leur plan de redressement qui fait encore une fois payer les étudiants.

Comme nous le voyons déjà trop souvent dans notre monde lors de manifestation pacifique, la répression policière est encore une fois à l’oeuvre.

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Je vous invite à lire un texte écrit par Obsidianne, une étudiante en science politique à l’UQÀM. Je tiens à remercier cette personne, sans elle je n’aurais probablement pas été au courant de la situation. Après avoir entendu son point de vu et avoir lu plusieurs communiqués envoyer par des associations étudiantes et la direction de l’UQÀM, je supporte à 110% l’action des associations étudiantes et des étudiants en grève.

« Répression administrative et policière en éducation
Par Obsidianne, étudiante en science politique à l’UQÀM

Il n'est pas nouveau, dans les institutions scolaires post-secondaires, de voir naître des conflits entre associations étudiante et administrations. Présentement, nous vivons une période critique à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM). En effet, une mauvaise gestion de la part de l'administration a creusé au sein de cette université un gouffre financier qui menace notre éducation. Ce déficit financier encaissé par l'UQÀM nous vient d'une mauvaise gestion administrative qui n'est pas assumé par cette dernière et qui souhaite faire payer la population étudiante pour ses erreurs.

Devant cette situation, certains moyens de pression se doivent d'être pris en main par les étudiants et étudiantes afin de faire valoir leurs droits, droits qui trop souvent sont ignorés par les directions des établissements scolaires. Afin que notre cause soit entendue autant par notre recteur, par la population, par le gouvernement, nous sommes donc entrés en période de grève générale illimitée. Cette grève, à laquelle plusieurs associations étudiantes facultaires et modulaires ont décidé d'adhérer démocratiquement en assemblée générale (processus décisionnel démocratique souverain des syndicats étudiants), est présentement considérée par l'administration uquamienne comme étant illégale et illégitime. Bien entendu, il n'en est rien.

La non-reconnaissance de notre moyen de pression est une preuve flagrante d'un non-respect de l'administration à l'égard des étudiants et étudiantes mais aussi d'une déresponsabilisation de leur torts dans la situation précaire que vit actuellement l'université. La négation de nos droits entraîne un problème d'importance quant à la répression administrative et policière face à nos actions politiques de dénonciation. En effet, la direction de l'UQÀM considère présentement qu'elle possède le droit de faire appliquer une répression policière et juridique devant les actions des grévistes. Cette répression prend plusieurs formes passant de la suspension scolaire, à des injonctions de la cours, du matraquage policier, des arrestations, etc...

Devant une telle constatation, une réflexion s'impose quant à la vraie source de cette réalité étudiante. Ce que nous devons retenir de ces expériences est qu'en éducation, la répression est d'abord administrative et que la brutalité policière est avant tout de la violence institutionnelle. N'oublions pas que lorsqu'une action est mise en oeuvre et que celle-ci, par la force des choses, ne plaît pas à notre administration, il faut s'attendre à rencontrer une certaine opposition. Ce qui est inacceptable, c'est l'ampleur que peut prendre cette dernière. On retrouve dans ces réactions d'opposition trop souvent démesurées de la part des administrations, la base ainsi que la cause de la répression policière en tant que réalité étudiante. Nous devons donc contrer cette problématique à sa source afin que nous puissions revendiquer nos droits sans risquer de subir quelques violences administratives appelé à être appliqué par les forces de l'ordre. »

Une des formes de répression administrative mentionné dans ce texte a été entreprit cette semaine par l’administration de l’UQÀM. Suite à des actions qui visaient à perturber la tenu d’un comité disciplinaire, l’Université de Québec à Montréal a fait appel au grand moyen et a obtenue une injonction de la cour supérieur du Québec contre les associations étudiantes en grève. Cette injonction interdit entre autre aux grèvistes de bloquer l’accès à l’université et de manifester à l’intérieur d’un rayon de 100 mètres de l’établissement. Une décision de la cour supérieure concernant cette injonction sera rendue le lundi 17 mars.

Pour terminer cet article, j’aimerais partagé avec vous un communiqué de presse concernant le budget du gouvernement du Québec.

Le budget confirme le mépris gouvernemental envers les programmes sociaux
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Montréal, le 14 mars 2008 - L'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) constate sans surprise que le gouvernement Charest persiste dans le sous-financement des programmes sociaux, en éducation. Le plus récent budget déposé par le gouvernement libéral confirme l’irresponsabilité du gouvernement qui force les administrations locales à couper dans les ressources et services tout en haussant les frais pour subvenir aux besoins de leurs institutions. Une fois de plus, l’incompétence gouvernementale confirme que c’est par une mobilisation populaire que nous parviendrons à lui faire entendre raison. À ce titre, neuf associations étudiantes, comptant près de 15 000 membres, sont en grève pour obtenir un réinvestissement gouvernemental dans leurs institutions respectives.

Alors que le sous-financement du réseau postsecondaire est évalué à plus 750 M, le plus récent budget du gouvernement n’injecte que des sommes dérisoires qui ne pallieront en rien aux insuffisances du système. La ministre préfère favoriser les grandes entreprises en proposant l'abolition progressive de la taxe sur le capital, encourageant ces dernières à se déresponsabiliser socialement. Il y en a plus qu’assez du discours néolibéral qui justifie ses mesures antisociales par la « marge de manœuvre des finances publiques » : le Québec a amplement les fonds nécessaires au financement de programmes sociaux, il suffit de puiser l’argent dans les coffres des grandes entreprises.

Ce budget démontre une fois de plus l’inaptitude de la classe politique à résoudre la crise que connaît l’éducation postsecondaire au Québec. Contrairement aux fédérations étudiantes, l'ASSÉ considère que les sommes investies en éducation dans le présent budget sont non seulement dérisoires, mais ne comblent même pas les propres coupures du gouvernement en la matière. Comment se réjouir d'une telle annonce alors qu'un simple budget parait être le point culminant du débat institutionnel sur le sous-financement du réseau postsecondaire? « Une fois de plus, l’inaction du gouvernement nous prouve que c’est seulement en faisant pression sur ce dernier que nous aurons gain de cause. La mobilisation massive demeure notre seule option pour doter le Québec d’une éducation publique, accessible et de qualité » constate Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications de l’ASSÉ.

Depuis le 11 février 2008, des associations étudiantes locales sont en grève illimitée pour dénoncer la situation financière précaire de leur université et demander un réinvestissement massif du gouvernement en éducation. Quatre associations étudiantes de l’UQÀM et cinq de l’Université de Montréal, représentant près de 15 000, ont choisi de se mobiliser pour faire comprendre à leurs administrations respectives que les hausses de frais subies sont inacceptables. De nombreuses actions ont eu lieu cette semaine, dont un blocus du pont de la Concorde le 12 mars, ainsi qu’une manifestation le 13 mars ayant rassemblé plus de mille personnes. Malgré la répression institutionnelle qui s’abat de nouveau sur le mouvement de grève, les étudiants et étudiantes demeurent déterminé-e-s à poursuivre la lutte.

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 36 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Associations étudiantes en grève

- Association facultaire étudiante des sciences humaines de l'UQÀM (AFESH-UQÀM)
- Association étudiante du module de science politique de l'UQÀM (AEMSP-UQÀM)
- Association facultaire étudiante des arts de l'UQÀM (AFEA-UQÀM)
- Association facultaire étudiante des langues et communications de l'UQÀM (AFELC-UQÀM)
- Regroupement des étudiants et étudiantes en sociologie de l'Université de Montréal (RÉÉSUM)
- Association étudiante de littérature comparée de l'Université de Montréal (AELCUM)
- Association étudiante de service social de l'Université de Montréal (AÉSSUM).
- Association des cycles supérieurs en sociologie de l'Université de Montréal (ACSSUM)
- Association étudiante en anthropologie de l'Université de Montréal (AÉAUM)

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Renseignements :
Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications (514) 835-2444
Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110
Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca

La position du gouvernement du Québec en matière d’éducation est tout à fait innaceptable et des milliers d’étudiants le crient haut et fort dans l’espoir qu’on finira par les écouter. La population Québécoise et d’autres associations étudiantes doivent à tout prix soutenir la démarche des étudiants présentement en grève, afin que la situation change et que l’on obtienne du gouvernement Charest un investissement massif en matière d’éducation post-secondaire.

Afin d'obtenir plus d'information je vous invite à visiter les sites suivants:

uqamengreve.org

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Cher amis insoumis, merci de levez le poing et d’appuyer les revendications étudiante.
Ceci concerne notre futur et celui de nos enfants
Non au dégel des frais de scolarité et non aux mesures qui nuisent aux étudiants
Maintenons la pression !

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Last Updated ( lundi, 17 mars 2008 )
 
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