| La culture du secret règne en maître |
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| Écrit par Mike4freedom | |
| 22-09-2007 | |
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Robert Cribb Toronto Star Quand des journalistes canadiens ont demandé à des représentants du gouvernement des documents publics, que ce soit des dossiers de la cour, des rapports sur la qualité de l'eau ou des mises en garde sur la salubrité des aliments, la réponse a été négative près de la moitié du temps. Même lorsqu'ils ont rempli une demande d'accès à l'information, les journalistes n'ont pas réussi à obtenir les documents dans 41% des cas. Les résultats de la troisième enquête nationale sur l'accès à l'information montrent que le gouvernement nuit à la diffusion de l'information, selon Anne Kothawala, présidente de l'Association des journaux canadiens, qui a mené cette enquête. Pendant deux mois, plus de 40 journalistes ont visité des tribunaux, des services du gouvernement fédéral et des hôtels de ville pour voir comment les fonctionnaires répondent aux demandes d'information. Les résultats varient énormément d'un endroit à l'autre, ce qui rend le processus imprévisible. «Beaucoup de gens sont très frustrés», dit Michael Dagg, chercheur d'Ottawa qui présente quelques centaines de demandes d'accès à l'information par année pour ses clients. «Récemment, un client a payé des milliers de dollars pour des documents et on lui a ensuite dit qu'il y aurait encore un délai de 365 jours.» Le chercheur croit que les Canadiens font face à une culture du secret au gouvernement. «Le problème au Canada est que nous n'avons pas assez de demandes. Il n'y a pas assez de pression sur le système.» Il a été particulièrement difficile d'obtenir de l'information sur les terres de l'État. Les documents ont été fournis en entier dans seulement 48% des cas, selon l'enquête. À Longueuil, une représentante de la mairie a refusé de répondre à une telle demande parce qu'il n'existe pas de liste à ce sujet et que, selon la loi québécoise, elle n'avait pas à en créer une. Un reporter de Timmins, en Ontario, n'a jamais obtenu les documents recherchés bien qu'il se soit rendu deux fois à un bureau provincial pour en faire la demande. À Saskatoon, un employé du service d'information de la Saskatchewan a ri quand on lui a demandé de l'information sur les domaines de l'État, en disant qu'il faudrait «une éternité pour en dresser la liste». Le journaliste a été envoyé à un autre service de la province, où un employé a d'abord promis de fournir l'information mais n'a pas donné suite à la démarche. Ann Rees, qui a publié un série d'articles en 2003 sur l'accès aux documents gouvernementaux, dit que les délais sont de plus en plus fréquents, surtout quand les demandes proviennent des médias. Cela s'explique en partie par le fait que les agents de relations publiques du gouvernement surveillent plus étroitement les sujets potentiellement embarrassants, dit-elle. «Les faiseurs d'image surveillent de très près les demandes des médias et on peut se demander jusqu'à quel point le domaine des relations publiques a causé des interférences.» Une tentative pour mettre la main sur les dépenses d'énergie et de carburant du 24, Sussex Drive, a nécessité une demande formelle et entraîné des frais de 35$. Deux mois plus tard, les documents n'étaient toujours pas disponibles. Il a fallu trois mois pour obtenir de l'Agence canadienne d'inspection des aliments des documents à propos de mises en garde sur des craquelins de riz et de l'eau gazéifiée. La loi prévoit pourtant un délai d'un mois, 60 jours de moins. cyberpresse.ca |
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| Dernière mise à jour : ( 18-11-2007 ) |
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